Le contrat de travail temporaire

  • Domaine : Droit du travail
  • Rubrique : Contrats
  • Auteur : Caroline
  • Mise à jour : 20/07/2009
Résumé :

Le contrat de travail temporaire, ou contrat d'intérim, est conclu entre trois parties : l'entreprise de travail temporaire, le salarié intérimaire et l'entreprise utilisatrice. Ce contrat est strictement règlementé par le Code du travail. Ce guide a vocation à préciser les règles relatives à ce contrat, ainsi que ses points clés ...


I- Définition du contrat de travail temporaire- Quel est le principe du contrat dit d'intérim ?



Le Code du travail rappelle la définition du contrat de travail temporaire au sein de son article L. 1251-1.

Le contrat de travail temporaire, autrement appelé contrat d'intérim, est spécifique car il est dit tripartite (trois parties) entre :


Chaque mission donne lieu à la conclusion de deux conventions :


II- Quels sont les cas de recours au contrat de travail temporaire ?



Le contrat de travail temporaire peut être conclu :


La durée maximale du contrat de travail temporaire est réglementée et spécifique selon chaque cas de recours au contrat d'intérim.

1) Les cas de recours autorisés



Le principe du recours au contrat de travail temporaire est rappelé à l'article L. 1251-5 du Code du travail : Le contrat de mission, quel que soit son motif, ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise.
Le contrat de mission doit avoir pour objet l'exécution d'une tâche précise et temporaire.

Les cas de recours autorisés au contrat de travail temporaire (et donc à un salarié intérimaire) sont précisés à l'article L. 1251-6 du Code du travail :



A ces cas de recours autorisés, s'ajoutent les contrats de travail temporaire conclus dans le cadre de la politique de l'emploi.

Un contrat de travail temporaire peut, en effet, être conclu :


2) Les interdictions



En cas de licenciement économique dans l'entreprise, il est interdit de faire appel, dans les 6 mois qui suivent ce licenciement, de faire appel à un salarié temporaire au titre d'un accroissement temporaire de l'activité, y compris pour l'exécution d'une tâche occasionnelle, précisément définie et non durable, ne relevant pas de l'activité normale de l'entreprise utilisatrice (art L. 1251-9 du Code du travail).
Cette interdiction s'applique aux postes concernés par le licenciement.

Toutefois, cette interdiction ne s'applique pas :



Enfin, il est interdit de recourir au contrat de travail temporaire (art L. 1251-10 du Code du travail) :


Attention :
Le non respect des cas de recours au CDD par l'employeur peut être sanctionné par une amende de 3 750 euros
.

Attention :
Si une entreprise fait appel à un salarié intérimaire alors qu'elle n'entre pas dans un cas de recours autorisé, le contrat de travail temporaire pourra être requalifié en CDI.


La lecture de la suite de cette fiche est en accès payant.
Sommaire de la suite de la fiche:
III- Contenu du contrat de mission
IV- Période d'essai au sein du contrat de travail temporaire
V- Rémunération du salarié intérimaire
VI- Délai de carence entre deux contrats de travail temporaire successifs
VII- Rupture anticipée du contrat de travail temporaire
VIII- Indemnité de fin de contrat (indemnité de précarité)



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