Les locations meublées

  • Domaine : Droit immobilier
  • Rubrique : Logement
  • Auteur : Caroline
  • Mise à jour : 02/06/2009
Résumé :

Les locations meublées ne sont pas soumises à la loi du 6 juillet 1989 qui réglemente les logements vides dits logements "nus". Toutefois, ces locations meublées s'inscrivent dans un cadre juridique et fiscal qui est précisé ici...


I- Le cadre juridique des logements meublés



Les logements meublés ne sont pas régis par la loi du 6 juillet 1989 qui réglemente les logements vides (sans meubles) dits logements « nus ».

Le logement est qualifié de location meublée lorsque ce dernier comprend un mobilier suffisamment important pour que le locataire puisse immédiatement occuper le logement (ex : une table, un lit, une chaise….).

1) La présence d'un bail écrit



La rédaction d'un contrat de location n'est pas obligatoire, sauf :


Toutefois, un bail écrit est toujours conseillé afin de prévenir les litiges et toutes autres contestations.

2) La durée de la location



La durée du bail est libre et peut être inférieure à un an.
Le bailleur et le locataire peuvent fixer d'un commun accord la durée initiale du bail, durée qui pourra être reconduite par la suite même tacitement. La location se prolongera alors jusqu'à ce que l'une des parties donne son congé.

Cependant, lorsque le logement est destiné à être la résidence principale du locataire, alors la durée de la location est au moins de un an, ou de 9 mois si la location est consentie à un étudiant.

3) Le montant du loyer



Le principe est que les loyers sont libres.

Pendant la location, les règles de révision et d'augmentation du loyer mentionnées dans le contrat de bail s'appliquent.
Si le bail ne comprend aucune clause de révision, le loyer défini initialement doit être maintenu.

A l'échéance du contrat de bail, le bailleur peut augmenter le loyer sans aucune restriction.

4) Le paiement des charges et du dépôt de garantie



Les charges afférentes à la location peuvent être forfaitaires (le règlement des charges s'effectue par le paiement d'un montant dit forfaitaire défini antérieurement et comprenant toutes les charges) ou au réel (le règlement des charges s'effectue au regard de leur coût réel qui doit être déterminé pour chaque charge).

Le bailleur peut librement demander au locataire un dépôt de garantie.
Ce dépôt de garantie correspond en général :


Le dépôt de garantie devra être restitué au locataire au plus tard 2 mois après la remise des clés, l'état des lieux et l'inventaire du mobilier.

5) Les obligations du bailleur et du locataire



Le locataire doit payer le loyer et les charges aux termes convenus au sein du contrat de bail.
En outre, le locataire doit s'assurer auprès d'une compagnie solvable.

Le locataire doit également utiliser le logement « en bon père de famille ». Il doit prendre soin du logement mais également du mobilier.

Le propriétaire doit, lui, délivrer le logement en bon état et assurer au locataire une jouissance paisible. Il est aussi tenu de toutes les réparations autres que locatives.

6) Les règles relatives au préavis



Le bailleur peut donner congé au locataire par lettre recommandée avec accusé de réception, 3 mois avant le terme du bail.
Le bailleur doit motiver son refus de renouvellement du bail en invoquant :


Le locataire peut également donner son congé en respectant :


II- Le cadre fiscal des logements meublés



Les revenus issus des locations meublées ne dépendent pas du régime des revenus fonciers mais du régime des bénéfices industriels et commerciaux (ils sont imposés dans la catégorie BIC).

Au regard de l'Administration fiscale, un logement est fiscalement considéré comme meublé quand « le bailleur met à la disposition du locataire, dès l'entrée dans les lieux, l'ensemble des meubles et objets nécessaires à la vie quotidienne ».

1) L'imposition du bénéfice



Le revenu net imposable se calcule par la différence entre les revenus issus de la location meublée et les charges pesant sur le loueur.

Le loueur en meublé peut déduire toutes ses charges et notamment :


Les loueurs qui perçoivent moins de 32 000 euros par an peuvent opter pour le régime des « micro entreprises ».

2) Les exonérations



Certains revenus sont exonérés :


3) Le statut de loueur professionnel



Pour bénéficier du statut de loueur professionnel, le propriétaire doit remplir trois conditions cumulatives :


4) L'imputation des déficits



Il faut distinguer selon que le loueur est professionnel ou non :


5) L'imposition des plus-values



Lorsque le loueur est professionnel, la cession du logement est imposée au régime des plus-values professionnelles.

Si le loueur est non professionnel, la cession du logement est soumise au régime des plus-values immobilières privées.

6) Les différentes taxes



La taxe professionnelle doit être acquittée par les loueurs en meublé, sauf exonération si :


La taxe d'habitation est payée par les loueurs si le logement constitue leur résidence personnelle, principale ou secondaire.
En revanche, c'est le locataire qui doit s'en acquitter s'il occupe le logement de manière permanente et exclusive.

La taxe foncière doit être acquittée par les loueurs.



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